Le pouvoir de l'être

By | Septembre 14, 2017

Lorsque nous ressentons les sentiments très douloureux de la vie qui résultent des décisions d’autres personnes et des événements passés et présents de la vie, il est profondément réconfortant de savoir qu’un autre sait exactement ce que nous ressentons et a une profonde empathie pour nos sentiments.

Le pouvoir de l'être

Le pouvoir de l'être

Sur 1961, l'auteur Robert A. Heinlein a inventé le terme "grok" dans son best-seller, "Stranger in Unknown Land".

Le dictionnaire anglais Oxford définit le mot "compréhension intuitive ou empathique, établissement d'une relation avec" et "empathie ou communication avec sympathie".

C'est gratifiant pour nous tous d'être profondément connus, d'être "empathisés". C’est peut-être pourquoi, dans certaines cultures, il est de tradition qu'un groupe de femmes pleurent avec une personne qui a perdu un être cher.

Une des raisons pour lesquelles les gens reçoivent autant de guérison dans nos Intensifs est l'expérience d'être fondé sur le manque d'amour de leur enfance. Pour certains, c'est la première fois qu'ils partagent ce qui leur est vraiment arrivé et ils ont reçu une compréhension, une compassion et une empathie profondes. Le relief sur leurs visages et la lumière qui brille à travers leurs yeux est très beau à contempler.

Cependant, nous rencontrons des problèmes lorsque nous essayons d'obtenir de l'empathie pour les sentiments de douleur, de peur, d'anxiété, de dépression, de culpabilité, de honte, de jalousie, de colère, etc., les sentiments que nous créons avec nos pensées et nos actions. Les autres ne peuvent pas nous sentir quand nous sommes victimes et demandons de la sympathie. Ils ne peuvent pas sentir en nous avec leur empathie quand nous sommes victimes de sentiments que nous créons

Lors d'une séance téléphonique avec Simon, il était en colère après une bagarre avec sa petite amie.
«Nous venions de sortir pour le petit-déjeuner et je pensais que tout allait bien, je me sentais si bien avec elle que je l'ai appelée pour le dîner ce soir-là et, lorsqu'elle a dit qu'elle était occupée, je me suis mise en colère. En lui parlant, elle m'a dit que ce n'était pas un bon moment - qu'elle avait autre chose à faire. Je suis quand même allé et je suis devenu très en colère contre moi. Comment osez-vous me traiter de cette façon?

Simon était une victime. Il ne prenait pas la responsabilité de lui-même, au lieu de rendre sa petite amie responsable de lui. Lorsqu'elle n'a pas fait ce qu'il voulait, elle s'est comportée de manière violente et invasive, puis l'a blâmée pour sa colère contre lui. Au cours de la séance, il voulait mon empathie pour le mal qu’il avait subi.

Au lieu de cela, je lui ai dit que c'était lui qui l'avait mal traitée. Il avait créé la situation en lui donnant son fils intérieur et en étant un envahisseur avec elle. Puis il s'est fâché contre moi pour mon manque de compassion. C’est la situation de folie dans laquelle il manquait de compassion pour lui-même et n’était pas ouvert à l’apprentissage, puis se jetait aux autres pour lui donner ce qu’il ne se donnait pas.

D'autre part, lors de ma session avec Simon, j'ai ressenti une profonde empathie et une profonde compassion pour son chagrin causé par la perte de leur relation. Sa petite amie l'avait soudainement quittée sans avertissement, elle était surprise et souffrait. Cependant, son intention était d'apprendre au lieu de me faire sympathiser avec lui. À travers ses larmes, il voulait comprendre comment il aurait pu créer cette situation, encore dans sa vie. Maintenant, il n'était pas seulement ouvert à son angoisse, il était également ouvert à savoir comment il pourrait prendre soin de lui-même et ce qu'il pourrait apprendre de la situation.

Auteur: C. Michaud

C. Michaud, Inf., Ph.D., est résident en psychiatrie et doctorant en sciences biomédicales à l'Université de Montréal. Le phénomène de la violence chez les personnes souffrant de troubles mentaux est l’un de ses principaux domaines d’étude. Professeur associé à l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke. Elle est chercheuse régulière du Groupe de recherche interuniversitaire en sciences infirmières du Québec (GRIISIQ).

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